Precious
Harlem, les années 80. Precious a 16 ans. Elle est noire, obèse et enceinte pour la deuxième fois du mari de sa mère. En décrochage scolaire, elle est renvoyée du lycée. Sur les conseils d’un de ses professeurs, et sans trop y croire, elle se présente dans une autre école. Un établissement différent où les élèves sont tous en difficulté, voire complètement illettrés. Precious n’a que peu d’espoir de s’en sortir. D’autant que sa mère fait tout pour l’enfoncer. Mais cette classe si particulière est dirigée par un professeur différent, qui croit au pouvoir de l’éducation et de la culture. De l’écriture aussi. Precious tente de commencer une nouvelle vie.
Très remarqué dans des festivals aussi différents que Sundance, Toronto ou Gand Precious se reçoit comme un coup de poing à l’estomac. On encaisse… ou pas. Difficile, bien sûr de résumer une telle histoire sans donner l’impression d’un film terriblement dur. Il l’est d’ailleurs, même si le réalisateur a eu l’excellente idée d’insérer régulièrement des capsules colorées, pleines de lumière, dans les moments les plus difficiles. A chaque fois que le sort s’abat sur elle, Precious s’échappe dans son monde où elle se rêve en star. Un univers plein de paillettes et de glamour. Même si bien vie, le quotidien revient, avec son lot de misère.
Precious a été produit par la grande prêtresse du petit écran aux USA, Oprah Winfrey. Lors de sa sortie, outre Atlantique, le film s’est tout de suite classé en 13e position au box-office, avec 1,8 million de dollars pour atteindre les 21,5 millions de dollars après 3 semaines et un classement à la 6e place. Du jamais vu pour un film indépendant à petit budget. Porté par la jeune Gaborey Sidibe et entouré par un casting surprenant (Mariah Carey - méconnaissable et très convaincante - Lenny Kravitz), Precious ne fait certes pas dans la nuance. Mais la performance d’acteur est telle qu’il est vraiment impossible de rester indifférent à cette histoire sur l’affranchissement de soi.
D’après le roman de Sapphire : « Push ».
Festival Cannes 2009, Présenté en Sélection Officielle - Un Certain Regard; Prix du jury au 35e Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009 ; Grand Prix Sundance 2009 ; Prix du Public Sundance 2009 ; Grand Prix Toronto 2009 ; Golden Globe 2010 de la meilleure actrice second rôle pour Mo'Nique.
Oscar 2010 - Meilleur second rôle féminin pour Mo’Nique, Meilleure adaptation




Jusqu'au 13 avril au Caméo 2
Réalisateur
Lee DanielsActeur
Gaborey Sidibe, Mo’ Nique, Mariah Carey, Lenny Kravitz









